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 flash backs

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Nikita Sabel
Comédien attitré.
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Nikita Sabel

Messages : 39
Date d'inscription : 09/08/2010
Pseudo / Codename : Niki
Age du perso : 25 ans
Langues parlées : Français, Anglais, il a oublié sa langue maternelle.

MessageSujet: flash backs   Lun 23 Aoû - 2:36

Ce matin là, je me suis réveillé en sursaut. Je croyais être mort. Mon coeur battait en m'en défoncer la poitrine, j'avais la bouche sèche et je tremblais. J'ai ouvert les yeux, le soleil était levé. C'était le bordel. Un inimaginable bordel, dans la chambre. Je ne me souvenais même pas comment ni quand je m'étais couché. Tout ce que je savais, c'était que j'avais la peau moite et un mal de tête incroyable.

Quelqu'un frappait à la porte. Avec insistance. Oui, voilà. Voilà pourquoi je m'étais réveillé. Me redressant en position assise, histoire de trouver un t-shirt quelque part sur le plancher, un haut le coeur me força à me lever plus vite que prévu. Je ne sais pas pourquoi j'ai couru si vite au lavabo, je n'avais strictement rien à renvoyer.

Ça cognait encore à la porte, à l'en défoncer. Quand allait-on me foutre la paix...
Dans un élan de motivation, je trainais ma carcasse jusqu'à la porte, et l'ouvrit d'un coup sec en tenant mon équilibre sur la poutre de soutien du cadre.

-QUOI!
j'avais hurlé, à la tête de mon visiteur, avant même de le regarder dans les yeux. La lumière m'explosait les yeux. Je voulais qu'il parte, que je meurs encore un peu.

- Je t'ai apporté dequoi manger et des aspirines.

C'était Mika, ma voisine. À voir l'état de mon logis, j'avais dût faire un train d'enfer la veille. Elle avait probablement deviner que je me lèverais avec une envie de mourir. J'ai saisi le plateau, je l'ai lancé au fond de ma chambre et je lui ai demandé s'il y avait autre chose ou si je pouvais avoir la paix maintenant. Pauvre Mika...

Elle est partie. C'est la dernière fois que je l'ai vue aussi, ce matin là. Le soir même, j'avais disparu. Je n'étais plus rien, ni personne, j'étais devenu un désastre vivant. Le soir même, j'avais rencontré mon assassin. Assassin, parce qu'il m'a tué, sans le savoir. Il a tué tout ce que j'étais, tout ce que je devenais. Pas grand chose, au final. Il y avait des mois que je ne vivais que sur la cocaïne et ecstasy. Je n'étais plus qu'un morceau de chair à 200 balles l'heure.

Je m'en souviens comme si c'était hier... Même si j'ai un peu perdu la notion du temps depuis.
On se connaissait, depuis longtemps. Tous les jeudis, on se reconnaissait encore un peu. Toujours au même endroit. La crêperie. Une pile de crêpe, deux ou trois café, parfois un soda, puis une balade. J'avais quoi... 19 ans je crois. Fier, jeune et incroyablement con. Pour moi il était une source de revenu. Il était marié. Il avait deux filles. Son métier, je ne m'en souviens plus. Tout ce dont je me souviens, c'est que tous les jeudis, il détruisait son mariage avec moi. Des remords? que dalle. Je m'en foutais. Je me foutais de tout sauf ce qui pouvais m'apporter de l'argent.

Ce soir là, il n'était pas comme d'habitude. Anxieux, il tapait du pied. Comme j'étais plus que déchiré de la veille, j'ai laissé tombé les crêpes.

-Monte dans la voiture.

Son ton de voix était sec. Lorsqu'il m'y rejoignit, il me dit qu'il avait quelque chose à me dire. Sa femme avait tout découvert, elle nous avais suivit. Moi j'ai rit.

- Et tu veux que je fasse quoi? On pleure ensemble? J'en ai rien à battre de ta femme...

-Un peu de compassion, ma vie vient de tomber en ruine, et c'est à cause de toi.

Je l'avais dévisagé.

-Parce qu'évidement je suis entré dans ce restaurant, la première fois, avec un écriteau dans le front, "baise-moi"? Tu trompe ta femme, c'est ta faute et non la mienne! C'est toi le trou du cul dans l'histoire. Point barre.

Non. J'avais assez de chose à me reprocher sans qu'on m'en ajoute. Il était demeuré silencieux. Je lui ai demandé si je pouvais m'en aller, maintenant qu'il s'était vidé le coeur. Il était demeuré silencieux, alors je suis sortit de la voiture. J'étais presque hors de moi. Je comptais sur cette soirée pour me faire du pognon. Lui et ses histoire conjugal détruisait tous mes plans. Perdu dans mes pensée, je m'étais à peine apperçu qu'il m'avait suivit. Sans rien dire, il m'avait agrippé par le bras. J'ai voulu lui foutre un coup de poing mais il m'a devancé. Je croyais qu'il m'avais brisé le nez. Il m'a trainé jusqu'à sa voiture, pendant que je tentais de contenir le sang.

- Tu as détruit ma vie

Avait-il simplement ajouté en démarrant la voiture.

Et si j'avais su...si seulement j'avais su... je l'aurais tué avant... avant qu'il me tue. Avant qu'il me détruise...
Avant qu'il arrive à destination.
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Nikita Sabel
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MessageSujet: Re: flash backs   Dim 5 Sep - 2:04

Lorsque j'ai ouvert les yeux, il faisait encore noir. Je ne savais pas quelle heure il pouvait être, et au fond je m'en foutais. Seul la silhouette calme et douce à mes côtés suffisait à me réconforter de mes cauchemars. Elle dormait profondément. Dans la pénombre, j'observais le mouvement doux et lent de sa respiration. M'accoudant en la regardant dormir, je tentais de me remémorer en détail la soirée précédente. Je ne voulais rien oublier. Lorsque j'étais avec elle, tout me semblait plus beau, j'oubliais tout, tout ce qui me hantait, me harcelait de l'intérieur. Lorsque j'étais avec elle, je ne pensais plus à rien, sauf à elle. Ma belle Mika...

Elle m'avait invitée à passer la soirée chez elle. Il faisait tellement froid dehors ce soir là que de toute manière je n'y aurais pas mis le pied. Au programme, films et jeux vidéos. Pas que j'adorais les jeux vidéos, mais jouer avec Mika était toujours un réelle plaisir. S'affronter dans un de ces jeux devenait entre nous une bataille réelle. On se bousculait sur le sofa, on en tombait même parfois par terre, en riant. Puis lorsqu'on s'emmerdait, elle trouvait toujours quelque chose de marrant à faire. Une fois, on a même repeint sa chambre, avec les mains. Vous imaginez le bordel ensuite... Mais on avait tellement rit, tellement eu de plaisir.

Mika, c'était la lumière blanche dans la nuit sombre. C'était le sourire dans le deuil et l'oiseau bleu dans le ciel gris. Mika, c'était un petit bout de femme de 21 ans qui trouvait toujours le moyen de me faire sourire. Elle disait souvent qu'elle n'était pas belle, mais qu'elle s'aimait quand même. Moi je la trouvais plus que belle. Cette fille était d'une beauté qu'on ne trouve nul part. Loin de la perfection, mais tellement belle dans sa simplicité. Ses yeux souriant et toujours brillants, son nez un peu retroussé qui trouvait parfois refuge au creux de mon coup lors des coups sur, sa petite bouche couleur framboise, un menton doux, des épaules ronde et douces, des hanches d'italienne, et de petits pieds, si dur à chaussé selon elle. Mélangez un arc-en-ciel avec une enfant et un chaton, et on obtenait Mika.

Ce soir là donc, nous avions joué à des jeux de courses, l'un contre l'autre. J'avais perdu presque toute la soirée, et elle aimait bien se foutre de ma gueule. Je ne sais plus très bien comment j'en suis arrivé à me réveiller à ses côté. Si ce n'était que de moi, je me réveillerais à ses côtés tous les jours. Mais elle, elle était tellement... elle! Elle était tellement Mika... ma Mika. J'étais son seul ami, et c'était de même pour moi. Il n'y avait qu'à elle que je faisais confiance. Pousser notre relation plus loin que l'amitié aurait été voué à l'échec, et nous le savions tous les deux.

Je regardais son corps se balancer paisiblement au rythme de ses rêves, et je n'avais qu'une seule envie, l'enlacer, et mordre à pleine dent cette épaule nue et soyeuse. Je l'aimais tellement que je l'aurais dévoré pour ne pas me la faire voler.

Puis un jour, tout est disparu. Mika, ma vie, mon quartier, moi, tout. Je me souviens d'avoir crier son nom, en pleine rue, tel un loup hurlant à la lune. Où étais-je, où était-elle, qu'était-elle devenue et moi, qui étais-je devenu?

Je me souviens d'avoir pleuré, cherché, d'avoir couru et marcher des heures, dans l'espoir seul de revoir son doux visage, d'entendre sa voix, de pouvoir l'enlacer et qu'elle me dise "Ce n'est pas grave". Mais ça n'est jamais arrivé. Mika ne reviendrait jamais.

J'ai appris sa disparition dans le journal, un mardi matin de février. Elle avait été retrouvée assassinée dans son appartement. Le choc de la nouvelle m'a tellement percuté que je crois m'être évanoui. On racontait qu'elle avait été retrouvé par sa mère, dans sa chambre. Il y avait du sang partout, elle avait été battue, défigurée, mordue et violée.

Je crois que c'est environ à partir de ce jour que j'ai vraiment cessé d'exister.
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