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 Madmen Company: The Beginning

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Phil Paterson
Commandant de la Madmen Company
Commandant de la Madmen Company
Phil Paterson

Messages : 65
Date d'inscription : 07/07/2010
Age : 27
Pseudo / Codename : Crimson Masochist/Nosferatu
Age du perso : 29 ans
Langues parlées : Anglais (Canadien), Français

MessageSujet: Madmen Company: The Beginning   Dim 29 Aoû - 2:00

-Vous prendrez un thé?
-Je préférerais un café, si c'est possible. Noir, sans sucre ou lait.
-Comme vous voudrez.

Pendant que l'homme en costard se levait de son siège, Phil Paterson, assis dans le sien, face au bureau, détaillait la pièce. Typique d'un universitaire. Les diplômes accrochés au mur, quelques trophées sur une tablette, des livres pleins les étagères. Une petite plaquette, sur le devant du bureau, laissait lire: Jonas Birmingham. Phil avait encore de la difficulté à comprendre l'utilité de cette plaquette, si le nom du député était écrit sur la porte et sur tous les diplômes accrochés bien en vue. Il avait tant besoin de se souvenir de son nom?

Le député Birmingham revint rapidement, portant une tasse de thé, et une de café, qu'il posa devant Phil. Il avait tout le matos nécessaire à la confection de ces breuvages, signe qu'il était un amateur de boissons chaudes. Reprenant place, le politicien du ministère de la Défense prit une gorgée de thé, et soupira de satisfaction.

-Vous, les Canadiens, vous ne comprendrez jamais. Le thé, c'est beaucoup mieux que le café.

Riant, il prit une autre gorgée de thé. Souriant poliment, Phil ne disait pas un mot. Il attendait que son café refroidisse, et que le politicien cesse de s'écarter du sujet. Âgé d'une quarantaine d'année, le député avait déjà des rides et des cheveux grisonnants. Néanmoins, on voyait de l'énergie et de la sagacité dans les yeux bleus du bonhomme, qui semblait plutôt bon vivant, pour le ministre responsable des questions de l'armement.

-Alors, ce café?

D'un air moqueur, Jonas leva sa propre tasse, et sourit. Phil, sans un mot, prit la tasse qui lui était désignée, et fit couler le liquide chaud dans sa gorge, s'y brûlant la langue.

-Hum...Vraiment bon.

Surpris, Phil regardait la tasse.

-Hahaha, je pourrais vous parler de ma compositions de grains personnels, mais notre entretien ici n'a rien à voir avec ça, bien sûr. N'est-ce pas...Commandant?

Toujours cet air moqueur. En silence, Phil attendait que le bonhomme se mette à parler. Ce dernier poussa devant le mercenaire une feuille de papier.

-J'ai bien lu la lettre, et c'est pourquoi je n'ai pas perdu de temps à vous contacter pour ce rendez-vous, monsieur Paterson. Donc vous voulez...créer légalement une section armée amateur?
-Une compagnie de mercenaire, c'est exact, monsieur.
-C'est...inhabituel. Mais pas une première. On a déjà vu ça, des groupes comme ça, mais c'était surtout pour des agences de gardes du corps, ou d'agents de sécurité. Quel genre de boulot feriez-vous? C'est ça qui m'intrigue, M.Paterson. Je veux savoir ce qu'un groupe de civils, équipés de fusils, ferait dans ce pays?

Croisant les bras, Phil soupira.

-Ho, quelques contrats...On offrirait du boulot de détective, ou de garde du corps. On peut aussi protéger un objet, genre escorter un fourgon, ce genre de trucs...
-Je vois.

Sa tasse finie, le député se leva. Il se dirigea vers un classeur, en silence, avant de sortir un dossier. Il le posa alors sur le bureau.

-Vous vous souvenez, il y a quelques jours, votre test psychologique? Lorsque je reçoit une lettre me demandant si c'est possible de créer un groupe de...mercenaire...je préfère m'assurer que mon client n'est pas cinglé. Pour votre part, pas d'entailles. Vous êtes un type intelligent, pas du tout violent, malgré votre ancien boulot. Je ne comprend pas vos motivations.

C'était donc ça. Il n'avait pas tort, tout de même, le député Birmingham. Qu'elle raison était valable pour qu'un homme seul décide de rassembler une mini-armée? Phil bailla.

-Écoutez, M.Birmingham. Je sais ce que vous pensez. C'est vrai, il faut être sacrément bizarre pour vouloir se créer une compagnie de soldats. C'est pas pour le droit de porter une arme, ou pour avoir le droit de tuer. J'ai connu la Genetic Corps, j'étais l'un des cobayes. J'ai passé le restant de mes jours à combattre pour ma survie, dès mon évasion des laboratoires, et on m'a arraché ce que j'avais de plus cher. Depuis que j'ai ce...cette malédiction, je me bat. Je ne sais rien faire d'autre. Vous êtes en mesure de me comprendre, monsieur, je n'ai pas eu votre chance.

Le député tendit la main vers une plante, tout en souriant. Soudainement, sa main fondit, se changeant en eau, arrosant alors les feuilles de la plante en pot.

-En effet. Continuez, je vous prie.

De l'eau sortit alors de son poignet, reformant rapidement sa main.

-J'ai été pris comme videur au St-Pat's, à Dublin. Je savais cogner. À la G.C., on m'a appris à me battre, on me voyait comme un monstre. J'étais surnommé Nosferatu! Le vampire!

Le député se rassit, calmement, et posa sa main sur la main de Phil, posée sur le bureau.

-Heureusement, la Genetic Corps n'existe plus. Ce qui m'intéresse, c'est la raison qui vous pousse à vouloir fonder ce groupe, rien de plus.
-Je veux avoir une bonne cause, je veux que quelqu'un aie besoin de moi. Que quelqu'un se lève le matin, en espérant voir un homme armé venir lui dire: vous en faites pas, on veille sur vous. Je sais me battre, mais je manque de structure.
-Vous avez pensé à l'armée? À la police?
-Trop contraignant. J'ai besoin de liberté. Je veux être présent internationalement, qu'on sache que je suis là, du fin fond de la Côte d'Ivoire, aux montagnes tibétaines. Je veux que ses mains, que ce pouvoir, puisse servir à quelque chose. J'en ai marre d'être assis devant un comptoir, à boire pour oublier que ce monde m'a forcé à être qui je suis. Je ne suis pas le seul, dans ce monde, à être comme ça. Il y en a tant, qui ont été contraints par le G.C., par les Trusts, à combattre, à devenir des assassins malgré eux. Je veux aussi leur offrir une chance de se trouver une raison de continuer le combat. Je fait partis de ceux qui mourront sur le champs d'honneur. Tant que ce monde n'aura pas changé, je ne pourrai pas cesser de me battre.

Il se tut. Crispé, le député ne souriait plus. En fait, on sentait même qu'il était légèrement irrité.

-J'en ai assez entendu. Vous ne savez pas? La G.C., c'est chose du passé. L'Horizon s'acharne pour rendre ce monde tolérant envers notre espèce. Si ce n'était pas de ces braves gens, je ne serais même pas assis à ce bureau. Vous attendez quoi? Que le monde cesse les guerres? Ne vous prenez pas pour un héros, monsieur Paterson. Si le monde vous a contraint à devenir un monstre, comme vous dites, c'est à vous de changer en bien.
-Justement. Je veux me rendre utile. Je crois l'avoir assez bien dit clairement.

Reprenant un visage serein, le député sourit.

-Écoutez. Je ne pense pas qu'il y ai une bonne raison qui pousse quelqu'un à vouloir se créer un groupe de mercenaire. Néanmoins, je suis prêt à vous faire confiance.

Il sortit de son bureau une feuille de papier, et un stylo.

-Voici un contrat, expliquant en détail vos contraintes. J'en ai déjà discuté avec le Premier Ministre, et voilà ce que nous en avons retiré. Je crois que vous avez déjà fait affaire avec la banque afin de faire un achat de vieux entrepôts dans le port de Dublin? Ce sera vos locaux, il vous sera interdit pour le moment de vous créer une autre succursale hors de l'Irlande, pas même ici, à Londres. Ensuite, sachez que vous serez limité à 15, pour le nombre des membres de votre compagnie. C'est pour être sûr que vous n'ayez pas la puissance de renverser un gouvernement. Ensuite, il vous sera interdit de prendre des contrats d'assassinat. Vous ne tuerez que si nécessaire, en cas de légitime défense. Si un pays vous recrute pour une guerre, votre rôle sera de soutien: ravitaillement, transport, premiers secours, pas de ligne du front. Si d'aventures une de vos missions vient nuire au gouvernement britannique, vous serez dispersés, emprisonnés, et votre droit de port d'arme et de commandement de cette unité vous sera retiré.

Phil compris qu'il fallait signer le contrat, ce qu'il fit. Jonas lui remit alors une petite carte en papier.

-Temporairement, cette carte vous donne le droit de possession de groupe armé. Dans quelques jours, vous aurez par la poste le format plastique. Vous avez déjà suivit un cours de port d'arme, et vous avez la carte. Tous vos membres devront se soumettre à cette règle. Si vous avez besoin de quitter le pays, à moins d'avoir votre propre véhicule, il vous sera interdit de transporter des armes. D'ailleurs, si une mission vous pousse à aller dans un autre pays, il vous faudra mon autorisation, ainsi que celle du ministre de la Défense du pays en question pour y traverser armé. Je crois avoir été assez clair. On vous tiens à l'oeil, Paterson. Je n'aime pas ce que vous comptez faire. Et je ne comprend pas pourquoi vous voulez le faire. À la première incartade, on viendra mettre le verrou sur vos locaux. Vous n'êtes ni l'armée, ni la police. Ne l'oubliez pas, Paterson.
-Je comprend ça.

Phil se leva. Il prit la dernière gorgée de café, déjà tiède. Ça faisait bien 35 minutes qu'ils parlaient ainsi.

-Attendez! J'ai une dernière question.

Phil se retourna.

-Pourquoi...Madmen...Company?

Le Commandant se mit alors à rire.

-Parce qu'on est des déjantés, c'est tout.

Et il quitta le bureau du député.

_________________

''There will be blood''

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