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 Caitlys Forde

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Caitlys Forde

Caitlys Forde

Messages : 30
Date d'inscription : 22/07/2010
Pseudo / Codename : Cait
Age du perso : 19 ans
Langues parlées : Français, anglais (presque bilingue.)

MessageSujet: Caitlys Forde   Jeu 22 Juil - 3:55

NOM : Forde.
PRÉNOM : Caitlys.
SURNOM : Cait.
AGE : 19 ans.
DATE DE NAISSANCE : 21 juillet.
SEXE : Féminin.
NATIONALITÉ : Québécoise.
PERMIS : Voiture.

TYPE DE PERSONNAGE : Mutant.

PHYSIQUE :
Pour commencer à décrire le physique d’une personne, il habituellement conseillé de ne pas commencer par le bas. De un, parce que les pieds sont beaucoup moins attirant, de deux, parce que les cheveux le sont beaucoup plus! C’est d’ailleurs par cette extrémité du corps humain que nous allons commencer. La chevelure de la jeune femme n’a, à prime abord, rien de phénoménal. On pourrait même les décrire comme banals. Après tout, ils ne sont que châtains clairs. Difficile de faire plus commun. Cependant, ils ont un éclat de vigueur que l’on pourrait clarifier de « magnifique » sans se tromper. En effet, le soleil se reflète agréablement bien sur ces dernier, le châtain virant alors presque au blond roux, si ce n’est carrément roux dans l’eau.
Ses cheveux sont naturellement lisses sans l’être trop, courbant dans le bas vers l’extérieur et ondulant légèrement lorsqu’ils sont humides. Ils lui arrivent un peu plus bas que les épaules de trois ou quatre pouces et ils finissent en pointes inégales. Le seul désavantage que la jeune femme a pu leur trouver est qu’à cause de leur minceur, minceur les rendant très doux, ils sont difficile à coiffer. Cependant, pour qui sait s’y prendre, on peut obtenir de magnifiques résultats. Mais encore là, c’est très rare, Caitlys ayant l’habitude de les laisser libres.

Maintenant, entamons la seconde étape avec une caractéristique sortant nettement plus de l’ordinaire chez Caitlys : ses yeux. Il suffit de croiser le regard de la jeune femme pour être immédiatement fasciné par leur couleur, leur texture, leur aspect si peu commun, car de loin ou de près, on peut aisément y voir ce qui les différencies des autres. En effet, l’iris de Caitlys est en constant changement. La température et la luminosité, son pouvoir même, sont des facteurs clefs quant à leurs caractéristiques. Habituellement d’un vert émeraude saisissant, on se rend bien vite compte que ses yeux oscillent entre différente teinte toutes plus remarquables les unes que les autres. Quelques étincelles de violet et de bleu s’incrustent également dans cette palette diversifiée.
Quand il fait chaud, les yeux de Caitlys sont d’un vert éclatant très prononcé. Une magnifique couleur très pure entachée par aucune autre. En temps froid, du gris acier s’étend contre les parois de l’iris pour leur donner plus de profondeur. Par temps sec, le vert tourne au bleu pailleté de gris et de violet. Au contraire, lorsqu’il pleut, un tour violet se dessine, les degrés définissant l’intérieur. Dans n’importe quels de ces cas, le résultat est toujours le même : on ne peut que rester en admiration devant la complexité et la beauté de ce regard. Cependant, plus que tout autre chose, c’est une constante source d’irritation pour la jeune femme, qui déteste avoir des iris si hors de commun. Rien d’étonnant alors à ce qu’elle les cache derrière des lunettes noires à bordure épaisse dont les verres se teint aux soleils pour éviter d’attirer l’attention.
Néanmoins, c’est lorsque son bouclier subit les assauts des pouvoirs d’autres mutants qu’ils changent vraiment, car l’oeil devient alors complètement blanc pendant quelques secondes à quelques minutes, tout dépend de l’intensité ou de la puissance du pouvoir qui s’écrase contre son bouclier.

La prochaine étape est le visage dans son entier. Pour décrire le visage de la jeune femme, il faut d’abord souligner qu’elle ne fait pas son âge, pour le meilleur ou pour le pire. Trop, à son goût, font l’erreur de la prendre pour une adolescente de seize ans, parfois même quinze ans. Quel choc par la suite lorsqu’elle leur réplique d’un ton tranche qu’elle est bel et bien une adulte. Bref, tout ceci pour simplement dire qu’elle fait très jeune et que les traits de son visage sont fait en conséquence. Le visage de Caitlys est fin et délicat, la courbe de la mâchoire y décrit un ovale parfait et très joli. Les traits sont féminins, très agréable et doux malgré qu’un sourire soit rare de sa part. La peau, sans la moindre trace d’imperfection et douce comme du satin, a un teint de pêche magnifique et les pommettes juste assez rosées pour sustenter. Les lèvres sont bien dessinées, d’un rose très pâle et joli qui donne envi de les embrasser, mais avec la personnalité de leur propriétaire, il s’agit également d’une très mauvaise idée. Elle a un petit nez bien droit et mince, ne faisant pas tâche au milieu de son visage et des oreilles ou tout autre partie de son visage vierges de piercings.

Et maintenant, pour terminé cette longue description, nous allons enchaîner avec le corps. La logique et le bon sens imposant ce paragraphe de plus! Donc, parlons-en! Contrairement à ses yeux, s’accordant avec ses cheveux, le corps de Caitlys ne possède rien de particulier, si ce n’est qu’il est très bien proportionné. La jeune femme se situe dans la catégorie « moyenne », mais sa minceur et des courbes bien placé lui permettent de ne pas ressembler à une planche à pain. Par chance, car elle ne le supporterait probablement pas! Cependant, pour le peu de visage que Caitlys peut voir dans une journée, ça ne se remarquerait pas beaucoup. Il est d’ailleurs assez drôle de constater que malgré sa minceur et son tempérament introvertie, combiné à ses jeunes traits, elle est capable d’en imposer par sa présence, si elle le désire. Niveau poitrine, c’est la norme totale, du moins, pour Caitlys. Un bonnet C et on oubli ça, de toute façon, elle n’est pas intéressé à ce que l’on s’y attarde trop. Ses jambes sont longues et fines, très jolies même, et se terminant par de petits pieds où n’importe quelles chaussures iraient à la perfection.

Petit post-scriptum, il serait également avisé d’ajouter le style vestimentaire qui caractérise Caitlys... Même si son style vestimentaire est trop ainsi dire inexistant. En effet, la jeune femme accorde autant d’importance aux marques de vêtements ou d’accessoires que de sa première paire de gants. C’est, en sommes, un mélange de style pioché ça et là parce que Caitlys aimait bien le morceau de linge. Il n’y a qu’une seule constante dans sa garde-robe : il n’y a ni jupe, ni robe, ni short. T-shirts, gilets et pantalons de toile ou de jeans sont les seuls vêtements qu’elle porte, et que des vêtements masculins. Aux pieds, elle ne met que des chaussures toujours noires, de skate le plus souvent et jusqu’à ce que la paire rende l’âme. À vrai dire, sa garde-robe n’est composé que de quelques vêtements. Quatre ou cinq hauts, trois ou quatre bas, un manteau, une veste, une paire de botte et une paire de chaussure. La lingerie est plus fournie, question d’hygiène, mais on ne s’y attardera pas.

CARACTÈRE :
La construction de sa personnalité
En tout premier, et pour mieux cerner la personnalité de Caitlys, il est important de prendre en compte son enfance. D’un côté, ses premières années furent marquées par une trop grande intrusion dans sa vie privée et intime. Dans la deuxième moitié, elle dû faire face à un profond délaissement, d’une forme d’abandon. Dans ces deux cas, elle apprit à développer une certaine forme d’indépendance.
Par ailleurs, son enfance fut une grande source de difficulté sur le plan émotionnel : dans le premier cas parce qu’une façon de se protéger de l’intrusion était de ne surtout pas laisser paraître ses émotions ; dans le deuxième cas parce que le fait d’être abandonné la laissa seule aux prises avec des émotions qu’elle ne comprenait pas toujours. Les évènements ayant constitués son enfance ont finalement donné des impressions qui se sont progressivement ancrées en elle. « Je ne dois pas être sous la dépendance de quelqu’un. », « Plus j’accumulerai de connaissances, moins j’aurai à montrer mes émotions. » ou encore « Il est préférable que mes émotions ne soient pas perçues pas autrui. », sont de très bons exemples.

Que cela soit vrai ou non, elles ne sont que le fruit des conclusions inconsciemment tirées de ce qu’elle a vécu étant enfant. Elles sont les explications qu’elle s’est donné des évènements passés et des comportements de son entourage à son égard. Mais ces conclusions sont progressivement devenues en Caitlys des convictions, des « croyances » sur elle-même. Ces « croyances » sont quelque chose qui lui apparaît comme une évidence, ce qu’elle croit être la « réalité ». Sa personnalité s’est ainsi construite sur la base de ses convictions, de ses « croyances ».

Ses valeurs
De ses croyances découlent certaines de ses valeurs dont :

- L'autonomie, la responsabilité de soi, l'indépendance ;
- La connaissance ;
- La réflexion ;
- La logique ;
- La compréhension ;
- L'observation, la curiosité, la découverte ;
- La liberté.

Bien sûr il y a encore bien d’autres valeurs. Mais celles citées sont étroitement liées à la construction de la personnalité de Caitlys.

Manifestations générales de la personnalité
Un besoin de solitude
Comme dit plus haut, l’enfance de Caitlys a encré en elle l’envie d’avoir un jardin secret et même de pouvoir, d’une certaine façon, se passer des autres. Aujourd’hui, c’est presque devenu un besoin : la jeune femme apprécie de pouvoir maintenir, au moins par moments, une certaine distance entre elle et les autres. Elle aime parfois se tenir en retrait, seule avec elle-même. Cela lui permet de prendre du recul et de réfléchir, de rêver, d’analyser ses propres observations du monde extérieur. Cela lui permet aussi de se protéger de l’intrusion des autres dans son intimité.
Caitlys s’ennui donc rarement seule. Au contraire, ces moments de solitude sont pour elle une façon de rassembler son énergie, de se ressourcer à l’abri des autres et de leurs tendances intrusives. D’ailleurs, le recours à l’isolement lui permet parfois d’échapper à la présence envahissante de quelqu’un. La jeune femme a également envie de sentir qu’elle n’a besoin de personne, qu’elle ne dépend de personne : elle aime se sentir autonome, aussi bien sur le plan financier qu’émotionnel. Ces moments de solitudes sont un moyen de s’assurer de son autonomie. En effet, ils la rassurent inconsciemment, car ils tendent à prouver qu’elle n’est pas sous le contrôle de quelqu’un.

La relation aux émotions
Les émotions sont d’une certaine manière un lien entre nous et les gens, les évènements, et notre environnement. En effet, les émotions replissent des fonctions particulières. Ainsi, par exemple, la colère a pour fonction de nous indiquer que quelqu'un est en train de violer nos valeurs, de ne pas respecter quelque chose de hautement valorisé pour nous. Autre exemple : la culpabilité a pour fonction de nous rappeler à nous-même quelles sont nos valeurs, et notamment celle que nous sommes peut-être en train de bafouer. Dernier exemple : la peur a pour fonction de nous avertir qu'il y a un danger.
En relation avec ce dernier exemple, Caitlys a peur de montrer ses émotions. Elle a notamment l’impression que l’expression d’émotions en présence de quelqu’un pourrait la rendre vulnérable. Elle craint en effet que la personne en profite pour pénétrer son monde intérieur, par exemple en lui posant des questions personnelles auxquelles elle n‘a pas envi de répondre.
Il en résulte qu’elle s’arrange pour garder un contrôle sur ses émotions lorsqu’elle évolue auprès des gens. Quel que soit la situation, elle sait rester impassible. Si bien qu’elle ne montre pas plus sa joie, son émerveillement, et son excitation, qu’elle ne laisse paraître sa peur, sa colère, ou sa frustration.
C’est un peu comme s’il y avait une frontière invisible entre elle et les autres la protégeant, car empêchant de voir ce que Caitlys ressent. Elle adopte donc une attitude neutre, détachée, raisonnable, qui ne laisse pas transparaître ce qui se passe dans sa tête. Pendant des évènements forts, impliquant, elle met ainsi ses émotions en suspend et reste purement spectatrice de la scène qui se déroule sous ses yeux. Elle se dissocie de l’action en cours. De façon imagée, on pourrait dire qu’à ce moment, Caitlys est plus dans sa tête que dans son corps. Son attitude peut alors se trouver en décalage avec celle de certaines personnes dans son entourage. En effet, si celles-ci se laissaient plus aller à exprimer ce qu’elles ressentent, elle peuvent avoir le sentiment que la jeune femme est quelqu’un de froid, dénuée de sentiments, insensible. Quant à elle, leur attitude lui semble inappropriée, disproportionnée, exagérée, et même incompréhensible.
Le fait de ne pas laisser ses émotions émerger en public ne signifie pas qu’elle ne les ressent pas. Caitlysy a accès, mais plutôt en différé : une fois seule, repliée dans son isolement, elle s’adonne alors pleinement à les ressentir. Ce phénomène est l'une des explications de l'importance que revêt pour elle la possibilité de s’isoler, de se retrouver seule régulièrement : la solitude lui permet une reconnexion émotionnelle nécessaire à son équilibre.

Stratégie d’invisibilité et position d’observateur
Au-delà du contrôle intérieur de ses émotions en public, Caitlys adopte des stratégies et des comportements que tendent à détourner de son intimité l’attention d’autrui. En fonction d’éléments qui lui sont propres, elle tentera d’orienter le thème de la conversation sur l’autre, le faire parler, et peut-être dans certains cas adopter un rôle de conseiller. Elle évite soigneusement d’amener la conversation sur les sujets intimes, privilégiant par exemple des sujets communs, des anecdotes. Cette stratégies permet de garde une position d’observatrice qu’elle préfère puisqu’elle n’est pas « impliquante ». D’une façon générale, elle privilège d’ailleurs la réflexion à l’action sauf si celle-ci est au profit de la connaissance.

L’isolement, la rationalisation et la recherche de connaissances
Caitlys a développé au fil du temps des mécanismes de défense appelés l’isolement et la rationalisation. L’intrusion émotionnelle lui faisait peur, ainsi que l’expression de ses propres émotions, ces deux concepts lui permettant de s’en éloigner. L'isolement peut s'entendre au sens propre du terme, et se traduire par le retrait régulier dans la solitude déjà évoqué. Si celui-ci n'est pas possible physiquement compte tenu de la situation, elle peut aussi s’isoler mentalement, en se coupant momentanément de l'instant présent et des autres, se réfugiant dans ses pensées.
La rationalisation quant à elle est un processus qui lui permet inconsciemment de donner un sens rationnel à un vécu affectif : en prenant du recul, en position d'observatrice, et en essayant de comprendre de façon logique et concrète des expériences se rattachant au domaine de l'émotionnel. Ce mécanisme lui a donné un goût prononcé pour tout ce qui permet la compréhension rationnelle : la science, la logique, la connaissance. Celles-ci aident à rationaliser, donc à la protéger en n'étant pas sous le contrôle de ses émotions.
C'est d’ailleurs l’origine de son besoin irrésistible d'accumuler des connaissances : en savoir toujours plus ; collecter de plus en plus d'informations sur le monde qui l’entoure en entretenant l'espoir de parvenir à tout comprendre lui évite de devoir voir le monde avec un regard sensible.

L'empathie rendue difficile
Les gens peuvent parfois la percevoir sous des abords un peu froids, distants, voire égoïstes. Cela peut en fait s'expliquer par le cumul de certains éléments : tout d'abord la tendance qu’elle a parfois de se mettre en retrait, de se réfugier dans son monde, peut naturellement avoir comme conséquence une certaine difficulté à entrer spontanément dans celui d'autrui.
D'autre part, la mise en suspend de ses émotions en présence d'autrui empêche Caitlys de ressentir en temps réel ce que ressent l'autre. En d'autres termes, il lui est difficile d'être pleinement en empathie, de se mettre à la place de l'autre, de le comprendre parfaitement en revêtant ses sentiments. Et cela est forcément perçu par l'autre qui peut en effet la sentir détachée et se croire incompris. Dans ce cas, la personne peut alors avoir le sentiment qu'elle ne compte pas pour la jeune femme ou croire qu’elle est indifférent et égoïste.

Des qualités inhérentes à sa personnalité
Ces éléments de personnalité décrits lui confèrent un certain nombre de qualités qui lui sont propres.

En effet, il y a entre autres :
- De l'autonomie ;
- Un esprit observateur ;
- Un sens de la curiosité ;
- Un esprit analytique ;
- Une bonne créativité intellectuelle ;
- Un esprit objectif ;
- Une bonne qualité d'écoute, impartiale et neutre ;
- Un esprit ouvert ;
- Un sens des détails ;
- Un esprit logique, concret, rationnel ;
- Le libre-arbitre ;
- Du self control ;

PARCOURS :
La plus banale des vies pour la plus banale des filles.
Ou presque.

Ce qui différencia Caitlys dès son plus jeune âge, ce fut sa famille. Son père était dans la quarantaine, divorcé, lorsqu’il rencontra sa mère et était déjà père de quatre enfants, trois filles et un garçon.

De plus loin qu’elle puisse se souvenir, les parents de Caitlys ont toujours été séparé et sa mère a toujours fréquenté un autre homme. Ainsi donc, les familles recomposés, ça la connaît. Cadette de trois enfants, fille unique, elle avait droit à ce traitement qu’on les filles, bon gré, mal gré, parce qu’on reste encré avec cette pensée qu’elles sont plus faibles et doivent être protégée à tout prix, même lorsque ce n’est pas nécessaire. D’un caractère indépendant et « garçon manqué » dès son plus jeune âge, ça la poussa à refouler son irritation et son sentiment d’injustice par rapport, par exemple, à ses frères, qui n’avaient pas à attendre constamment les « Une fille, ça fait ça. », « Les filles, ça aiment ça. » ou encore « Une fille, ça doit être comme ça et pas autrement. » Ainsi donc, pendant les premières années de sa vie, elle endura en silence les robes, les pompons et les poupées qu’on lui offrait systématiquement à son anniversaire ou à Noël avec un sourire forcé, enviant ce que ses frères recevaient et qu’elle désirait.

Quant à son père, il fréquentait une autre femme, que Caitlys et ses frères croyaient dans leur naïveté enfantine être une amie chez qui ils passaient beaucoup de temps lorsque leur père avait leur garde les fins de semaine. La surprise fut donc générale lorsque leur belle-mère, quoiqu’ils ne le surent que là, tomba enceinte et donna naissance à une fille quelques mois plus tard.

Certes, en frais de banalité, avoir sept frères et soeurs, surtout à cet époque pour une famille de Québécois pure laine, on aurait pu faire mieux, mais en sommes, la vie de Caitlys ne fut pas vraiment différent de ce qu’on pourrait s’attendre d’une fillette ordinaire. D’ailleurs, à ses yeux, c’était son image de l’ordinaire. Familles recomposés, beaux-parents, demi-frères et soeurs et fins de semaine dans une maison, celle d’après dans l’autre...

Ce petit tableau n’était toutefois pas rose, par chance, car Caitlys détestait cette couleur, et loin d’être populaire, la jeune femme n’a que mauvais souvenirs, ou presque, de ses années scolaires. Enfant sérieuse, renfermée et mauvaise pour socialiser, ce n’était qu’une question de temps avec qu’elle ne devienne une des cibles favorites des mauvaises blagues et mots cruels de la part de ses soit disant camarades de classe. Toutefois, alors que d’autres se laisse piétiner ou se rebelle, Caitlys se contenta d’essuyer coup après coup, renforçant ce mur qui la séparait de ceux qui l’entouraient afin de ne pas être blesser. Ne rien ressentir, tout voir selon un point de vue logique et encaisser sans broncher, voilà ce qui devinrent, avec le temps, ses armes de prédilection. Cela ne fit que faire redoubler d’ardeur certains alors que d’autres, cherchant proie plus facile, s’en allaient voir ailleurs. Caitlys, quant à elle, continua à cultiver son isolement, prenant plaisir à cette solitude et au calme qu’il engendre. S’il est vrai que, quelquefois, elle put se sentir seule, elle surmonta toujours ce sentiment et ne s’entoura que de peu d’amis en qui elle avait toute sa confiance afin de ne pas regretter sa solitude.

Avec le temps, on en vint à voir en elle une personne au tempérament fort, détachée, imperturbable face à l’adversité et qui savait où elle se rendait et quand elle y arriverait, ce qui n’était pas totalement faux.

Si, à l’école, rien ne changea vraiment tout au long de sa scolarité, la famille de Caitlys connu quelques chamboulement. Le plus important, sans aucun doute, fut la relation que sa mère et son conjoint avec qui elle était depuis plus de douze ans. Depuis longtemps, et à la grande exaspération des enfants Forde, les adultes passaient le plus clair de leur temps en disputes sans queue ni tête pouvant parfois mener jusqu’à la violence. Une soirée où les querelles étaient de nouveau au rendez-vous, le conjoint de sa mère décida de quitter la maison. Sincèrement, Caitlys en fut réjouit, car ce n’était qu’un incapable violent et impatient qui entretenait cette idée que les filles portent des robes, font la cuisine et le ménage. Bref, un idiot de premier ordre.

Suite à cet évènement, si la vie de Caitlys n’en fut pas meilleure ailleurs, celle à la maison était plus potable. Malheureusement, il semblerait que le destin en veuille autrement, car à peine quelques mois s’étaient écoulés que sa mère retournait dans les bras de son incapable d’ex. À partir de ce moment, elle vécut avec lui pendant presque trois ans. Trois années où Caitlys et ses frères, tous âgés entre quatorze et dix-huit, durent vivre seuls et apprendre à se débrouiller en mettant de côté les altercations qui n’éclatent que trop souvent entre frères et soeurs. Leur mère continuait de payer les factures et de garnir de réfrigérateur, mais ce dernier était souvent vide avant la prochaine visite. Il en ressorti malgré tout un grand bien : ils apprirent à compter l’un sur l’autre et à être indépendants de leurs parents. Ce fut ainsi les années où la vie dans la maison fut le plus calme. Chacun faisait ce qu’il avait à faire, on mangeait le soir ensemble et on recommençait le lendemain sans se prendre la tête plus que nécessaire.

Arriva la fin de ces trois ans, alors que sa mère et son conjoint, toujours cet incapable impatient et violent, revenaient à la maison, pour leur plus grand dédain. Si, pendant ces « vacances », Caitlys avait apprit les joies de manquer l’école tout son bon plaisir, se coucher à l’heure qu’il lui plaisait et sortir quand ça lui chantait, elle due se remettre à suivre un horaire plus « conventionnel », en plus de supporter la présence des deux adultes persuadés de savoir ce qui était dans son plus grand bien.

Sa dix-septième année d’existence se passa comme toutes celles qui l’avait précédé. Le seul changement bienvenue était que, avec le temps et les gens qui changeant, elle était devenu plutôt un fantôme, voir un élément du décor, qu’un objet de moqueries. Ça la dérida un peu et l’adolescente qu’elle fut s’ouvrit un peu plus, sans toutefois se départir de son naturel solitaire et réservé.

Germait toutefois dans sa tête un plan : celui de, dès ses études secondaires terminés, de quitter sa famille pour se trouver un petit appartement où elle aurait la paix. Cela en tête, elle se mit à économiser l’argent d’un petit boulot à temps partiel qu’elle avait trouvé et, sans en parler à personne, compta les jours avant de pouvoir finalement quitter le nid.

Ce jour vint d’une façon dont elle ne s’y serait pas, mais pas du tout, attendu.

Le jour de ses dix-huit ans, et de sa majorité par intérim, Caitlys se permit de tenter sa chance à la loterie. Quelques chiffres donnés au hasard, peu d’espoir de gagner ne serais-ce qu’un dollars et une soirée comme les autres complétèrent sa journée. Comme on s’en doute, le tirage de chiffres valut plus que des chiffres donnés au hasard et le peu de foi en sa chance. Que ce soit la chance du débutant ou la chance tout court, rien empêcha Caitlys, cette journée-là, d’être la seule gagnante d’un gros lot de quarante-huit millions de dollars. Le rêve n’en était plus un.

Dans le plus grand secret de sa famille et des médias, la jeune femme encaissa la somme et, sans un mot ou une explication de plus, fit ses adieux à sa famille. Avec une telle somme, vivre seule en appartement n’était plus un problème du tout. Son départ imprévu souleva beaucoup de questions de la part de son entourage, mais aussitôt partie, aussitôt Caitlys s’empressa de couper les liens avec eux, comme avec tout ceux qu’elle connaissait. Décision égoïste ou non, son désir de vouloir recommencer sa vie comme elle l’entendait prit le pas sur tout et elle partie sans se retourner, sans remords ni regrets.

Le petit appartement qu’elle loua se trouvait dans le centre ville. Tout l’argent qu’elle avait gagnée, Caitlys l’avait à peine touchée, mettant une somme considérable de côté afin de vivre sur les intérêts. Elle se trouva un autre emploi à temps partiel pour ne pas se reposer uniquement sur sa fortune et entreprit de vivre comme elle l’entendait.

Et son pouvoir dans tout cela?

Caitlys ignore quand ça a commencé, mais avant d’en avoir conscience, il était bien là, fidèle au poste et jamais absent, sapant son énergie comme un parasite. Jeune, elle passait pour une enfant faible, et Caitlys soupçonne son bouclier anti-pouvoir d’avoir « toujours » été là, mais ce pas elle l’experte et c’est à peine si elle comprend comment tout cela fonctionne.
Ce fut à l’école que ce fut le plus difficile de cacher sa « différence ». Si un quelconque mutant entrait dans son périmètre, soit elle avait mal à la tête - ce qui ne se trouvait qu’à être le bon côté de la chose - soit son pouvoir se désactivait. Par chance, lorsque vous voulez cacher un arbre, autant le faire dans une forêt et la marée estudiantine lui permit de ne jamais être découverte. Cependant, une rumeur circula pendant longtemps qu’un mutant pouvant bloquer ceux des autres se trouvait parmi les élèves et Caitlys craignît pendant longtemps qu’on fasse le fasse le lien. Heureusement, ça n’arriva jamais et personne, pas même les membres de sa propre famille, ne furent mis dans la confidence.


SIGNES PARTICULIERS : Caitlys a souvent des problèmes d’anémie à cause de son pouvoir. Cela fait d’elle une personne faible physiquement.
Pour une raison ou pour une autre, Caitlys est extrêmement sensible aux maux de tête tout court. Ainsi donc, les fortes odeurs, le bruit, le stress... Tout est une excuse, il semblerait, pour voir venir les migraines. Ça n’a rien à voir avec son pouvoir, c’est juste naturel chez elle. Il serait même plus sûr d’affirmer que ne pas avoir mal à la tête n’est pas son état normal.

COMPÉTENCES SOUHAITÉES : Résistance au froid, Vol, Sensoriel - odorat, Logique, Concentration, Culture général, Cuisine, Passer inaperçu.

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MessageSujet: Re: Caitlys Forde   Jeu 22 Juil - 20:10

Re-bienvenue, et re-validée Wink

Direction les fiches d'évolution maintenant, miss Wink
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Caitlys Forde
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